Du vécu·Femmes 2.0·healthy food·Healthy Life·Social

Une femme 2.0 : Julie, une adepte de la Healthy food

Hello mes chers lecteurs, ce mois ci, le témoignage sera un peu différent. Et si on changeait un peu de registre. Il y a quelques temps j’ai partagé avec vous un de mes petits secrets : je suis Végétarienne (J 1076 : healthy food)!!! Oula ça fait peur un hein !!! Surtout que je le suis depuis presque toujours (mes 6 ans) … Et figurez que je ne suis pas seule dans ce monde si étrange à certain. On consomme à foison tout ce qui est possible (et oui pas que les sites de rencontres), il est bon de ralentir un peu parfois la cadence et s’occuper de soi. Pour moi ça passe par le « bien manger » (je déteste le sport, donc il fallait bien que je trouve quelque chose et puis surtout j’ai grandit comme ça) et du coup pour moi il est indispensable de manger des choses saines pour le corps (et oui pour moi la viande, n’apporte pas forcément que du bon … ). Bien sûr il m’arrive encore d’aller de temps en temps dans des fast food, mais en fait je n’y prend même plus de plaisir. Du coup j’avais envie de partager avec vous un témoignage. 

images-1.jpg

Place au témoignage de Julie :

 

Ma tribune

 

 

« Il y a quelques jours, une jeune célibatrendy m’a sollicité sur un sujet pour le moins en vogue depuis quelques temps déjà :

« Mais pourquoi es-tu devenue végétarienne ? »

En voilà une question qu’elle est bonne ! Et le sujet est vaste. Cela ne fait qu’un trimestre mais j’y ai réfléchi pendant plusieurs mois auparavant. Car oui, devenir végétarien n’est pas une lubie, une mode, un régime fashionstyle parce que Beyoncèèèè est devenue végétarienne, et encore moins un choix qui se décide en se levant pour faire son pipi du matin.

Les raisons diffèrent selon les personnes. En ce qui me concerne ce fut une décision logique.

Je n’étais pas une fidèle omnivore. D’ailleurs la viande n’a jamais été un besoin ou une envie maladive (hormis au cours de ma première grossesse où le Big hamburger du M jaune était ma « meatobssession »).

Les journées sans viande c’était assez régulier pour être honnête , j’ai d’ailleurs appris par la suite que ça avait un nom ça aussi, le flexitarisme.

Mais comme beaucoup de personnes, je pensais que VEGETARIEN = arrêt de la viande (et pas forcément poisson), donc pas de compensation particulière, donc (attention le mot qui fait peur) : CARENCE. Aaahhhh, la fameuse carence tant redoutée. C’est tout l’intérêt de l’information. Et comme tout sujet nouveau, il est plus qu’important, de se renseigner, de lire, d’apprendre mais également parfois de réapprendre à se nourrir.

Je n’aime pas ce mot, car il sous-entend une obligation, une contrainte. Mais le végétarisme NE DOIT PAS en être une. Si cela le devient, c’est que ce n’est peut-être pas le bon moment, ou simplement la progression doit être plus transitionnelle. Je conseille néanmoins d’y aller par étape. A mon sens l’arrêt brutal engage à une « rechute ». Il est évident que l’on peut « craquer » (oui l’ourson guimauve est tentant avec ses petits yeux ronds, ses patounes toutes douces et son cœur moelleux tout réconfortant) mais là encore se culpabiliser n’est pas la solution !

Le tout est d’essayer de planifier ! Commencer par un jour par semaine ou un repas par jour sans viande et / ou sans poisson puis augmenter une semaine après l’autre, le temps de s’habituer à de nouveaux réflexes, de nouveaux goûts, une nouvelle manière de cuisiner et même (re)découvrir l’envie de cuisiner !

Car c’est aussi ça devenir végétarien, se faire plaisirs en mangeant ! On peut aimer des fruits et des légumes qu’on cachait dans les serviettes à la cantine. Et pour ma part, il m’a fallu attendre 30 ans (et des bananas) pour aimer l’ail ! Alors tout espoir n’est pas perdu !

Evidemment, le fait de ne pas être une accro à la carne facilite grandement les choses.

Mais il n’y a pas que cela qui a motivé mon choix.

La cause animale est un sujet qui me tient à cœur. Alors oui, j’entends déjà au loin le cri du chasseur qui sent au fond de ses tripes l’appel de la bidoche : « oui mais depuis l’origine de l’homme….. » ou encore « ils sont là pour ça… » et même « mais c’est trop booooon !!! » Je passe sur le classique « et tu comptes empêcher les prédateurs de chasser pour se nourrir ? »

Ok l’Homme a chassé pour se nourrir, mais avant ça il a commencé par la cueillette (sans compter le développement agricole qui depuis a plus que progresser).

L’Homme a décidé que certaines espèces d’animaux consommés étaient « là pour ça » et a décidé que d’autres espèces seraient choisies pour la domestication.

Par ailleurs on s’offusque chez nous de voir les chiens et les chats maltraités et destinés à l’alimentation dans d’autres pays, mais nous décidons arbitrairement de manger de la vache, animal sacré dans l’Indouisme, religion dans laquelle il est impensable de la tuer pour s’en nourrir.

La notion de « se mange ou pas », diffèrent selon les pays, les cultures et les croyances.

Dans tous les cas de figure à mon sens, cela reste un être pourvu de sentiments, que l’on élève dans le but de se nourrir.

(Petits passages sur l’exploitation des vaches laitières à qui l’on enlève souvent les veaux pour la production exclusive de l’Homme qui n’en nécessite plus le besoin à l’âge adulte)

Alors oui on a le droit de trouver ça bon, mais de penser que cet animal a souffert pour finir en steak, en côtelette pour un plaisir quasi onanique, je trouve cela arbitraire. Et l’argument des conditions d’élevage optimales est à mon sens un non argument, car l’animal, même choyé par l’éleveur le temps de sa courte existence, en sera pour le moins exposé à un stress ingérable lors de son passage à l’abattoir. Qu’il soit aquatique ou terrestre, le « besoin » de se nourrir ne devrait pas nécessiter la maltraitance d’un autre être vivant.

Je fais un petit aparté sur la pollution engendrée par l’élevage, qu’il soit ovin, bovin, volailler ou même pisciforme. Entre les litres d’eaux utilisées, les tonnes de céréales cultivées dans l’unique but de nourrir les élevages, les milliers d’arbres détruits pour cultiver ces céréales, et les tonnes de poissons qui ne servent qu’à la production de farines animales (qui nourrissent aussi les poissons d’élevage_ ???)

L’entourage peut aussi parfois décourager, confronté à une opinion qu’il ne comprend pas : « T’en manges pas mais rien ne t’empêche d’en cuisiner !! » Mon cher et tendre lui-même ne comprend pas « mon délire ».

J’ai des enfants qui sont omnivores, à qui je n’impose pas mon nouveau choix alimentaire. Et nous sommes parfois en conflit car je ne veux pas cuire la viande quand je prépare les repas.

Ce n’est pas évident et le juste milieu nécessite des compromis mais je tiens à suivre mes convictions.

Bien sûr si je vois que les produits vont périmer je ne veux pas gâcher en les jetant, déjà d’un point de vue financier mais également éthique. L’animal est mort et finit sa morne vie dans les lourdes pertes du gaspillage alimentaire mondial ? Ca ne colle pas. Donc je cède. Mais cela me met mal à l’aise.

Je ne veux pas leur imposer, j’aimerais qu’ils le choisissent par eux même. Quand ils me poseront des questions, je leur répondrai ce que je viens d’écrire et j’espère qu’ils me comprendront, même s’ils ne me suivent pas.

J’essaie d’être en harmonie entre mes convictions et ma vie quotidienne. C’est parfois le plus contraignant.

Voilà ce que représente le fait d’être devenue végétarienne pour moi.

Participer à mon échelle à une meilleure vie pour tout le monde sur notre petite planète et améliorer ma santé à l’aide d’une consommation plus raisonnée et variée.

Je mets un nouvel aparté sur le fait que ma meilleure amie est également végétarienne et qu’elle a (un peu) participé à ma « conversion », même si je ne veux pas lui dire, ça lui ferait trop plaisir !!!

J’espère que ces quelques lignes n’auront pas été trop pénibles à lire et pour tout vous dire ça m’a fait un bien fou cette petite tribune qui m’était dédiée !

Je précise toutefois et je le dis régulièrement, il ne s’agit que de ma vision des choses, et pas forcément celle d’une autre personne.

En espérant en avoir fait sourire, réfléchir ou même décider quelques-uns (ceci n’est pas un mouvement sectaire hein !!!),

A très vite !

Julie

images.jpg

P.S: Julie m’a promis de publier la recette de ses fameux cookies, donc gardez les yeux ouvert !!!! J’en profiterez pour vous mettre une recette sympathique aussi d’une très bonne tarte aux légumes que j’avais mangé chez une amie.

e4df6bc07612a6e55f7b2cd97382179d.jpg

P.S.: Julie a démarré son blog, allez y faire un tour ;)

Ju Da Pom

Publicités

3 commentaires sur “Une femme 2.0 : Julie, une adepte de la Healthy food

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s